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Dernière révision : 22 mai 2001 |
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Les travailleurs et les travailleuses n'ont rien en commun avec les patrons. La paix ne peut pas exister aussi longtemps que la faim et la misère se trouvent parmi des millions d'ouvriers et d'ouvrières alors que la minorité que constitue la classe dirigeante possède toutes les bonnes choses de la vie.
Il faut que la lutte s'intensifie entre ces deux classes jusqu'à ce que les travailleurs et travailleuses du monde s'organisent en une classe, s'emparent des moyens de production, abolissent le salariat et vivent en harmonie avec la terre.
Nous pensons que le fait que la gestion des industries se concentre dans les mains d'un nombre de plus en plus réduit de gens rend le syndicalisme d'affaires incapable de faire face au pouvoir croissant des patrons. Les syndicats d'affaires encouragent un système qui permet à un groupe de travailleurs et travailleuses de s'opposer à un autre groupe dans la même industrie, ce qui ne fait qu'accélérer la défaite de l'un et de l'autre dans la guerre des salaires. De plus, le syndicalisme d'affaires aide les patrons à propager dans la classe ouvrière l'idée fausse que les ouvriers et les ouvrières possèdent des intérêts en commun avec les patrons.
Ces conditions peuvent être changées et les intérêts de la classe ouvrière résident uniquement dans une organisation constituée de telle manière que tous ses membres dans une industrie, même dans toutes les industries si nécessaire, cessent de travailler aussitôt qu'une grève ou qu'un "lock-out" sont déclarés dans n'importe quel établissement. Ainsi ce qui est une attaque au détriment de l'un devient une attaque au détriment de tous.
Au lieu de la devise conservatrice "Un bon salaire pour une bonne journée de travail", nous devons inscrire sur notre bannière les mots d'ordres révolutionnaires "Abolissons le salariat".
La mission historique de la classe ouvrière est de supprimer le capitalisme. Les forces de production doivent s'organiser non seulement pour la lutte quotidienne contre les capitalistes, mais aussi pour continuer la production lorsque le capitalisme sera renversé. Par notre effort d'organisation dans la totalité des industries, nous sommes en train de créer l'édifice de la nouvelle société à partir de l'enveloppe extérieure de l'ancienne.